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Fait marquant

Vers des inhibiteurs chimiques de l’angiogenèse



Le criblage d'une chimiothèque a permis d'identifier une famille de molécules dont l'une a été testée par des chercheurs de notre laboratoire pour ses capacités anti-angiogéniques et anti-tumorales sur des modèles in vivo de tumorigenèse chez la souris.

Publié le 26 avril 2013
L’angiogenèse, qui définit le processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins, est une nouvelle cible thérapeutique qui a donné lieu au développement et à la mise sur le marché pharmaceutique à partir de 2005 de plusieurs médicaments. Ceux-ci sont utilisés en thérapie ciblée de plusieurs types de cancer et de rétinopathies vasculaires (DMLA, rétinopathie du diabétique). Cependant, malgré l’efficacité de ces nouveaux composés (Bevacizumab, Sorafenib, Sunitinib, Pazopanib, Vandetanib, …), des phénomènes de résistance apparaissent chez les patients traités par ces médicaments, ce qui implique la nécessité de trouver des molécules de deuxième génération ciblant le même processus mais par des mécanismes distincts.

C’est dans cet esprit que nous avons déposé un brevet, puis son extension internationale, tous les deux portés par le CNRS, pour protéger des molécules chimiques à activité anti-angiogénique et anti-tumorale ayant des applications potentielles pour le traitement des cancers, des rétinopathies vasculaires ou du psoriasis. 
En collaboration avec la plate-forme de Criblage pour des Molécules BioActives de notre institut (CMBA), un test cellulaire d’angiogenèse a été miniaturisé puis robotisé. Une chimiothèque de l’Université Joseph Fourier de Grenoble composée de 1360 molécules originales, non accessibles à l’industrie, a ensuite été criblée. Une famille de molécules actives a été ainsi identifiée et les chimistes des Départements de Pharmacochimie Moléculaire et de Chimie Moléculaire de l’UJF (Drs Demeunynck et Constant) ont synthétisé une trentaine d’analogues qui ont permis de définir des relations structure-activité. La molécule la plus active a été ensuite testée par l’équipe Angiogenèse pour ses capacités anti-angiogéniques et anti-tumorales sur des modèles in vivo de tumorigenèse chez la souris. La molécule s’est avérée efficace et non-toxique. La recherche du mécanisme d’action moléculaire de ce composé est en cours.

L’identification de la cible moléculaire de ce composé anti-angiogénique devrait permettre de trouver ensuite un partenaire industriel pour le développement futur de cette molécule d’intérêt thérapeutique.


A. Bourgeonnement de sphéroïdes en présence d’un inducteur d’angiogenèse, le FGF-2.
B. Inhibition du bourgeonnement des sphéroïdes induit par le FGF-2, en présence de la molécule COB223.

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