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Fait marquant

BMP9 et hypertension artérielle pulmonaire




​Des chercheurs de notre laboratoire [collaboration] montrent que le blocage de la voie de signalisation BMP9 réduit le développement de l’hypertension pulmonaire dans différents modèles précliniques.

Publié le 5 mars 2019
L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) se caractérise par une élévation de la pression artérielle pulmonaire supérieure à 25 mmHg. Il s’agit d’une maladie rare (15 à 25 cas pour un million d’habitants), grave avec un taux de survie à 5 ans de 59% en l’absence de traitement. Depuis 2000, des mutations du gène BMPR2 (Bone Morphogenetic Protein Receptor type 2) ont été identifiées comme facteurs génétiques prédisposant au développement de l’HTAP avec une faible pénétrance.

En 2008, nous avons identifié BMP9 comme un ligand de haute affinité pour le récepteur BMPR2 [1] et très récemment, des mutations du gène codant pour BMP9 ont été identifiées chez certains patients HTAP. La question s’est donc posée de savoir quel est le rôle de BMP9 dans le développement de l’HTAP  ?

En collaboration avec des chercheurs du laboratoire « Hypertension artérielle, physiologie et innovation thérapeutique  » du Plessis-Robinson, nous montrons [2], qu’à l’inverse de ce qu’on pouvait attendre, le blocage de la voie de signalisation BMP9 par trois approches différentes réduit le développement de l’hypertension pulmonaire dans différents modèles précliniques. Le mécanisme proposé est que BMP9 serait un agent vasoconstricteur, dont l’absence provoquerait donc une vasodilatation expliquant la protection observée contre l’HTAP. En accord avec cette hypothèse, les seuls traitements thérapeutiques actuels pour cette maladie sont des agents vasodilatateurs.

Cette découverte offre un nouvel aperçu de la complexité des processus impliqués de l’HTAP et montre que des expériences supplémentaires sont nécessaires pour comprendre la fonction de la voie de signalisation des BMP dans le développement de cette pathologie. 
 
* Collaboration avec l'UMR_S 999, Hôpital Marie Lannelongue, Le Plessis-Robinson
* Les trois approches sont  : souris invalidées pour Bmp9, anticorps neutralisant anti-BMP9 et injection du domaine extracellulaire du récepteur ALK1, capable de lier BMP9.
* Dans le mécanisme proposé par les auteurs, BMP9 régulerait l’expression de l’endothéline-1, l’apeline et l’adrénomédulline.

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